ÉCHOS SALÉVIENS no 26 (2018) - 226 pages - 25 € / 28 CHF

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  • La maison Tagand à Moisin (Neydens), par Loreleï Jaunin

    L’étude inédite d'une maison de Moisin est le résultat d'un travail de Loreleï Jaunin. Elle porte sur une bâtisse qui a pu conserver des caractéristiques devenues aujourd’hui rares, en raison notamment des travaux successifs et des rénovations. Grâce à des recherches en archives confrontées à des relevés sur le terrain, l’auteur décrit la construction et l’organisation d’une ferme typique du Genevois. C’est aussi l’occasion d’évoquer l’histoire mouvementée de cette zone devenue frontalière et de la cohabitation entre catholiques et protestants, là où les tensions religieuses étaient importantes. Cet article richement illustré de photos et de plans permettra peut-être à d’autres chercheurs de mener de telles investigations ailleurs et sera ainsi une base pour une possible comparaison.


  • Amitié et dévouement : une histoire des sauveteurs volontaires du Salève (1897 à nos jours), par Frédéric Caille

    Frédéric Caille, auteur d’un ouvrage sur La figure du sauveteur : naissance du citoyen secoureur en France (1780-1914) et grimpeur à ses heures, évoque une figure particulière et locale du sauvetage dans son article « Amitié et dévouement : une histoire des sauveteurs volontaires du Salève (1897 à nos jours) ». Spécialiste des honneurs et des différentes formes du sauvetage, il s’intéresse à l’une des premières, si ce n’est la première, association de secours en montagne d’Europe. En effet, jusqu’alors les sociétés de secours intervenaient principalement dans des zones en lien avec l’eau. Cette création du secours en montagne est franco-suisse. Cette montagne, berceau des varappeurs, est aussi une mangeuse d’hommes causant au moins une soixantaine de morts en un demi-siècle. Jusqu’au milieu des années 1960 le système initial persiste puis vers la fin de la décennie, il y a une sorte de basculement du recrutement vers le Club Alpin Français, le célèbre CAF, d’Annemasse. La fin d’une époque, le début d’une nouvelle ère.


  • Les « désordres de Fillinges » (novembre 1853 - novembre 1854), par Didier Dutailly

    Didier Dutailly nous offre un bond dans le temps en s’intéressant à une querelle qui s’est tenue à Fillinges en 1853-1854. Querelle autour de l’école et du vicaire-régent, une sorte de prémices à ce que la France connaîtra au tournant des XIXe et XXe siècles. En effet, il montre comment une société villageoise de la fin de l’époque sarde considère ce problème de l’école et comment les femmes notamment jouent un rôle dans la transmission de l’information. Tout cela finissant devant le tribunal.


  • Les sociétés sportives haut-savoyardes durant la Belle Epoque, par Sébastien Chatillon-Calonne

    Sébastien Chatillon, auteur d’une thèse sur le combattant savoyard de la Grande Guerre, s’est intéressé aux « sociétés sportives durant la Belle Époque » qui ont composé une part importante de la sociabilité d’avant-guerre. Il s’intéresse notamment aux sociétés de tir. Ces dernières ont été des lieux de rencontres et de préparation « militaire » à la veille de celle qui devait être la Der des Ders. Elles ont sans doute participé au renforcement du sentiment patriotique, d’autant plus que dès la fin du XIXe siècle, le tir est mis au programme des écoles primaires.


  • Juillet 1916 - Arrestation en gare d’Annemasse d’un espion suisse à la solde du IIe Reich, par Yves Domange

    Yves Domange, fin connaisseur des questions du renseignement, retrace le parcours particulier de « l’étrange Monsieur Max, un espion suisse à la solde du IIe Reich » qui se déplace dans une Europe en guerre à la recherche de renseignements. C’est une nouvelle occasion pour l’auteur de montrer l’importance du centre de renseignement d’Annemasse, et de s’intéresser à Lörrach en Allemagne, sorte de centre de formation des espions.


  • Marianne Cohn, le crime de guerre du 8 juillet 1944 à Ville-la-Grand : nouveaux éléments tirés des archives civiles et m, par Claude Barbier

    La mort de Marianne Cohn est le sujet d’un article de Claude Barbier. Complétant ainsi celui paru dans le dernier numéro des Échos saléviens sous la plume de l’historienne Ruth Fivaz-Silbermann. Grâce à des archives judiciaires jusque-là non exploitées, il montre comment a été menée l’enquête sur la mort de la jeune passeuse d’enfants juifs. C’est également là l’occasion d’évoquer ceux qui ont trouvé la mort en même temps que Marianne Cohn.




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