Photos et cartes postales

Stèle de Marc Bouhiron décédé le 7 nov. 1955 à bord de son avion

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Éditeur : AmateurN° de carte : -
Commune : Monnetier-MornexLieu-dit : Les Treize-Arbres

Il y a 50 ans, le 7 novembre 1955, l'avion à réaction Vampire 535 Mistral n° 157, de l’armée française (escadre de chasse 3-5) s’écrasait près de Grange Passey sur la commune de Monnetier-Mornex. L’enquête conclut à une « avarie mécanique » ; l’avion était en mission de calibration radar avec un autre avion Mistral (n° 168) piloté par le lieutenant Jean Cannac, chef de patrouille, tandis que Marc Bouhiron était « élève équipier » ; tous les deux avaient décollé de la base d’Orange-Caritat et se dirigeaient vers « la station radar du Salève composée de divers véhicules ».

L’analyse du rapport d’enquête permet de dire que les six véhicules formant cette station radar stationnaient sur le plat de la D41 (altitude 1307 m) à la hauteur des Rochers de Faverges près du point culminant du Grand Salève, donc à 1500 m à vol d’oiseau au SSO du crash ; le décrochage accidentel du réservoir supplémentaire sous l’aile droite a été causé par la perte de la goupille qui le liait à l'aile, goupille qui avait été mal mise ou mal engagée. Cette perte du réservoir déséquilibra l’avion volant trop près du sol pour que le pilote ait le temps de réagir en larguant le réservoir gauche afin de rétablir sa trajectoire.

Une stèle de pierre à la mémoire du sergent Marc Bouhiron fut érigée par la commune de Monnetier-Mornex à l’orée du bois de la Grande Montagne ; le monument a été rénové en 2009 par Jeanne Hallopé, sœur de Marc.

Nous avons recensé sept crashs d’avion ayant entraîné quinze décès entre 1938 et 2004, donnent une période moyenne de 4,5 années entre deux décès par accident d’avion au Salève, alors que cette période est de 1,5 année pour les accidents de randonneurs/parapentistes sur le même massif.

Quatre accidents eurent lieu sur le Grand Salève, dont trois à proximité des Crêts, au nord du hameau de La Croisette.

Sur les sept accidents, les origines géographiques des victimes se répartissent ainsi : Genève : trois fois, Suisse : trois fois, Armée française : une fois.

A part le Vampire de l’armée, tous les avions étaient civils, à hélice et monomoteur (avec 4 ou 6 cylindres) et monoplan, sauf De Havilland de conception bi-plan.

Pour en savoir plus sur ces accidents, lire l’étude de Gérard Lepère Les accidents d’avions au mont Salève.

Le prairie est appelée localement « le pré de l'aviateur ».

Photo G. Lepère le 27 octobre 2010.



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