Photos et cartes postales

Carrefour boulevard du Pont-d’Arve - rue de Carouge (avril 1948)

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Éditeur : AmateurN° de carte : -
Commune : GenèveLieu-dit : Plainpalais

Dans la brume du petit matin, au boulevard du Pont-d’Arve, le camion poubelle ramasse les ordures de la nuit, alors que la circulation se limite à quelques vélos et motocycles.

Le boulevard du Pont-d’Arve relie le quartier de Plainpalais à celui de l’Hôpital. Sa partie inférieure correspond à un ancien cheminement qui reliait Genève à Carouge par le seul ouvrage qui permettait de franchir l’Arve avant la construction du pont de Carouge en 1811. La création du tronçon supérieur du boulevard est décidée en 1882 dans le but de relier directement la ville à la « grande campagne ». En 1887, le front de la rue de Carouge est percé et les deux immeubles d’angles bâtis, dans la zone occupée par des jardins et quelques maisons. A partir de 1891, cinq premiers immeubles sont construits le long du boulevard qui dès lors prend progressivement l’apparence cossue d’un quartier d’habitation bourgeois.

L’horloge présente sur l’immeuble d’angle avec la rue Henri Christiné existe toujours.

Cette rue est ainsi baptisée en l’honneur de l’auteur, compositeur et éditeur français d'origine suisse Henri Marius Christiné né à Genève en décembre 1867 et mort à Nice le 23 novembre 1941.

Avant la Première Guerre mondiale, il écrit de nombreuses chansonnettes pour Fragson, Mayol, Polin, ou encore Yvonne Printemps. Après être « monté » à Paris où il abandonne la nationalité suisse, il devient chef d'orchestre au Concert Européen, le music-hall de la place Clichy. Sa carrière prend un tournant après la guerre grâce au succès phénoménal de son opérette « Phi-Phi », créée le lendemain même de l'Armistice, qui se joue sans interruption trois ans durant aux Bouffes-Parisiens. Elle est suivie d'autres succès comme « Dédé » (1921), avec Maurice Chevalier, « Madame » (1923) ou encore « J'adore ça » (1925) qui lui valent une réputation internationale. En tant qu'éditeur, il publie les premières chansons de Vincent Scotto (dont il réécrit également les paroles de « La Petite Tonkinoise »).

« Valentine » (1925), chantée par Maurice Chevalier, compte parmi ses plus grands succès.

Cliché de Roger Hauert - Collection Bernard Hauert.



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